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L autonomie de nos enfants grâce à la théorie de l'attachement

La théorie de l’attachement est plutôt en vogue en ce moment. Cette approche de la psychologie humaine nous aide à comprendre comment amener nos enfants à avoir confiance en eux et ainsi gagner en autonomie. Mais je vais un peu trop vite. Commençons par le début…

Cet article a été écrit par Aurélie que je remercie chaleureusement.

Aurélie est “facilitatrice de rencontre parents/bébés grâce au massage de la femme enceinte et la transmission de savoirs autour du massage et de yoga bébé”. Le site Le Temps Des Séquoias a pour vocation de transmettre ses 10 ans d’expérience de psychomotricienne auprès des parents et futurs parents soucieux d’accueillir au mieux leur enfant dans sa nouvelle vie.

Astuces, vidéos et coup de projecteur sur le monde de bébé sont au rendez-vous chaque semaine sur son site !

Que dit la théorie de l’attachement ?

La partie visible de l’iceberg de la Théorie de l’attachement est de dire que plus une personne est confortable dans l’idée de demander de l’aide en cas de besoin, plus elle a confiance en elle et plus elle se sent à l’aise pour tester de nouvelles choses et relever des défis…
En d’autres mots plus nous osons demander, à bon escient, de l’aide et plus nous sommes autonomes et épanouis dans notre vie.

Comment la théorie de l’attachement fonctionne-t-elle ?

L’idée est la suivante : lorsque les bébés ont besoin de quelque chose – boire, dormir, avoir un câlin ou juste une présence près de soi – ils/elles appellent au secours via des pleurs. Ces pleurs sont les prémisses de la demande d’aide de l’enfant plus grand puis de l’adulte.

Un bébé qui pleure et qui reçoit une réponse suffisamment adaptée à son besoin « comprend » plusieurs choses :

  1. Quand je demande, quelqu’un vient = je suis important
  2. Quand je sens et dis que quelque chose ne va pas, quelqu’un me croit = je peux avoir confiance en moi et en mes ressentis
  3. Quand je demande de l’aide, quelqu’un m’aide = je peux avoir confiance dans le monde qui m’entoure

Quel rapport entre la théorie de l’attachement et l’autonomie des enfants ?

J’y viens…

Pour qu’un(e) enfant soit autonome – c’est-à-dire ose expérimenter de nouvelles choses, il faut qu’il/elle ait acquis une bonne confiance en soipour se dire qu’il/elle peut y arriver – et qu’il/elle soit sûr(e) qu’en cas de besoin, quelqu’un de confiance sera là pour lui venir en aide. Cela vous rappelle quelque chose ? Tout à fait ! Ce sont les points vus plus haut !

Petite remarque : Quand je parle de venir en aide, cela peut prendre plein de formes différentes : un câlin, des encouragements, juste un regard ou une présence bienveillante, un accompagnement plus concret…

Enfant et bébé dans la théorie de l'attachement

Comment soutenir nos enfants dans leurs explorations ?

La théorie est hyper simple… la mise en pratique parfois plus compliquée. Pour soutenir nos enfants dans leur autonomie l’idéal est de :

  • Répondre à leurs besoins du mieux que l’on peut
  • Répondre à leurs besoins d’aide au plus juste de leur demande
  • Avoir confiance en eux
  • Savoir faire la part des choses entre nos peurs personnelles – il/elle va tomber, se faire mal, se salir, être déçu(e), être triste, être en échec, se faire rejeter, m’en vouloir… -et les besoins naturels et indispensables des enfants d’explorer et de tester de nouvelles choses – grimper, sauter, se salir, se faire des amis, se disputer, rater des choses, réussir d’autres (ou les mêmes) choses, tester les limites, recevoir des limites, rire, pleurer, râler… !
  • Être présent(e) physiquement pour eux /elles en cas de besoins – de leur besoin c’est-à-dire quand ils/elles demandent de l’aide – même quand nous avons l’impression que leur souci n’est pas bien important. Plus l’enfant grandit et plus la distance physique pourra être grande – pensez à vos propres besoins, si votre détresse n’est pas trop grande, un appel téléphonique suffira à vous apaiser. Mais à un certain niveau de stress, vous ressentirez le besoin très fort d’être proche de la personne qui vous réconforte.
  • Être disponible pour eux/elles –  être au téléphone ou en train de lire le journal ne compte pas
  • Être accessible pour eux/elles ; c’est-à-dire qu’ils/elles peuvent nous voir, nous entendre, nous toucher…

Le parallèle entre la théorie de l’attachement et les piles Duracell

Pendant un temps, les piles Duracell avaient comme image de marque un lapin/robot/peluche qui fonctionnait grâce à leurs piles.

Les parents ont aussi lu cet article :  Comment aider son enfant à surmonter le stress de l'école

Imaginons que le lapin soit un enfant. Pour pouvoir fonctionner longtemps, il faut que ses « piles de confiance en soi » soient chargées. Cette charge de confiance en soi lui vient de ce que nous avons vu au point 2 et des recharges régulières venant de son/ses chargeur(s) de piles – la ou les personnes de confiance qui l’accompagne(nt) dans son développement.

Imaginez que cet enfant ne soit pas certain de retrouver son chargeur de pile en cas de baise d’énergie – un sentiment d’échec peut entraîner une baisse rapide d’énergie tandis qu’un sentiment de réussite peut recharger les batteries. La stratégie la plus efficace sera de ne pas trop s’éloigner du chargeur – dans le but de toujours savoir où il est. Cela se traduit par une diminution de l’exploration de l’environnement, donc une baisse de l’expérimentation, donc une baisse des apprentissages –qui se font par l’exploration donc une diminution de l’autonomie.

Imaginez que l’enfant sache où est son chargeur, mais ne soit pas sûr qu’il soit accessible en cas de besoin. Même stratégie agrémentée d’une tendance à sur utiliser le chargeur pour éviter qu’il ne soit accaparé par d’autres choses… mêmes conséquences de frein dans l’autonomisation.

Imaginez, pour finir, que l’enfant sache où se trouve le chargeur, qu’il est assuré que celui-ci sera toujours disponible pour lui, mais, qu’il n’est pas sûr de pouvoir arriver jusqu’à lui en cas de besoin. Conséquence : Diminution de l’exploration, de l’expérimentation, de l’autonomie…

Petit récapitulatif en image de la base de la théorie de l’attachement : le cercle de sécurité

le cercle de sécurité de la théorie de l'attachement.

Tout ce que je viens de vous dire a été schématisé dans « le cercle de sécurité » :

Le havre de paixou chargeur de piles : me donne suffisamment confiance pour partir découvrir le monde, mes piles sont chargées à bloc !

La base de sécurité ou chargeur de piles : est toujours là quand j’ai besoin d’aide, j’y retourne dès que mes batteries ont utilisé beaucoup de leur énergie et qu’il faut que je les recharge.

Outils qui peuvent aider

Vous trouverez plus d’informations dans la rubrique “Pour aller plus loin” du blog “Le Temps Des Sequoias

Livre : De Nicole GUEDENEY « L’attachement, un lien vital » PDF gratuit

Vidéo Youtube : De Nicole GUEDENEY « Théorie de l’attachement – Conférence »

Aurélie Fresel

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