Trois méthodes à adopter pour ne pas avoir un enfant tyran à la maison

Vous en avez marre des crises de votre enfant roi ?
Vous avez l’impression d’être impuissant face à votre bout chou « haut comme trois pommes » ?
Vous ne voulez pas d’un enfant capricieux, pourri gâté voir même d’un enfant tyran ?

Cet article met en avant trois aspects fondamentaux qui vous aideront dans l’éducation de vos enfants.

Comment gérer un enfant roi capricieux et pourri gâté

Je suis une princesse !
Et je veux tout et tout de suite !!
Oui, je le veux, je le veux, je le veux !!!

D’accord, je caricature un peu mais peut-être pas autant que cela.

Imaginez :

– Votre enfant fait des caprices ahurissants en plein milieu d’un magasin en se jetant par terre car vous avez osé lui dire « non » pour l’achat d’un simple bonbon? Mais quel affront à notre petit prince !

– Votre enfant ne veut manger qu’avec sa tablette sur la table en regardant un dessin animé et si vous n’accédez pas à sa requête, il commence à crier et à vous faire découvrir des notes encore inconnues ?

– Votre enfant veut décider lui et lui seul les habits qu’il veut mettre sinon gare à la crise ?

Je suis sur que vous pouvez tous vous revoir dans l’une ou l’autre de ces situations sans pour autant avoir un enfant capricieux à la maison.

Mais alors quelles étapes peuvent vous amener à engendrer un enfant tyran ou un enfant gâté ?

Voici 3 actions à éviter absolument

1) Trop de compliments à mon enfant roi « Mais c’est incroyable mon enfant! »

Connaissez vous des jeunes adultes qui entrant dans la vie active, sont persuadés que tout leur est dû ? Ou qui pensent tout réussir mais sans faire beaucoup d’effort pour y parvenir ? Ou qui pensent qu’ils travaillent si bien et qu’ils méritent une promotion même si leur travail n’est pas satisfaisant ? Et sont ensuite complètement démoralisés quand ils se rendent compte qu’ils sont seuls ?

Parfois, ce sentiment de « j’ai droit à tout » vient de l’éducation reçue.

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Prônant le courant qui met en avant l’estime de soi, certains parents pensent de façon erronée que « féliciter une fois c’est bien, donc plusieurs fois c’est encore mieux » et ils pourraient penser qu’il ne faut jamais donner à l’enfant une mauvaise image de lui.

Du coup, on retrouve papa et maman qui n’arrêtent pas tout au long de la journée de féliciter encore et encore leur enfant même s’il n’a rien fait de particulier. Chaque petit succès est une excuse pour le féliciter. Mais par contre, ils ferment les yeux sur ses bêtises, même les grosses… car il faut ignorer ce qu’il fait de mal et féliciter le reste. En commençant depuis le plus jeune âge, on passera du bébé roi à l’enfant capricieux pour finir à l’enfant tyran.

Quels résultats ?

Les parents agissant ainsi vont créer chez l’enfant une fausse vision de lui-même. 
Félicitez quand c’est vraiment justifié et pas pour la moindre action faite et corrigez quand c’est nécessaire.

2) Trop d’excuses pour mon enfant roi « Mais ce n’est pas ta faute mon enfant ! »

Connaissez vous de jeunes adultes qui abandonnent tout à la moindre difficulté ? Ou qui sont hyper exigeant en refusant un travail qui ne répond pas à leur attente ?
Ce sont des enfants qui ont toujours été trop protégés.

« C’est de la faute du professeur si tu as eu une mauvaise note, ce n’est pas de ta faute si… etc. »

Il est tout à fait naturel de vouloir protéger son enfant. A la fin, vous ne lui voulez que du bien.

Quels résultats ?

Vous risquez de lui faire croire que ses actes sont sans conséquences.

Mais la vie n’est pas faite ainsi, que l’on soit jeune enfant, ado ou adulte. Les difficultés et les déceptions font partie de la vie et ont toujours un enseignement à nous donner.

Si vous ne faites pas connaître ces choses à votre enfant, il pourrait devenir égocentrique, convaincu que le monde entier lui doit quelque chose.

Alors ne soyez pas réticent à le rendre responsable de ses actes selon sa propre maturité et son âge. Il a fait des mauvaises notes ? Pourquoi ne pas l’inciter à mieux préparer son prochain devoir ? Il a eu une mauvaise expérience dans un domaine quelconque ? Pourquoi ne pas l’aider à réfléchir sur les lacunes qu’il devrait combler pour pas que ça se reproduise ?

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Les enfants responsabilisés auront plus de facilités à affronter des difficultés futures, et ils se sentiront plus en confiance. Prenez donc garde à ne pas le secourir constamment.

3) Trop de « choses » pour mon enfant roi

Vous savez tous que courir derrière l’argent ne fait pas le bonheur, bien au contraire, les personnes qui axent leur vie sur les biens matériels sont souvent moins heureux et plus déprimés

Mais quel rapport avec vos enfants ? Et bien, vous voulez tous qu’ils soient heureux et pour se faire, vous êtes prêt à leur acheter plein de choses pour les rendre heureux « parce qu’ils le valent bien » clamait une fameuse publicité. Mais ensuite ça ne suffit plus et vous leur rachetez encore d’autres choses. Et vous vous retrouvez avec des chambres d’enfants remplies de jouets inutilisés. Ça été mon cas un certain temps, des caisses de jouets dans la chambre de mes enfants et ils n’y jouaient pratiquement pas. Un jour je me suis dit que je ne voulait pas d’un enfant pourri gâté! Alors ma femme et moi avons trié et vidé la chambre des nombreux jouets inutilisés et nous en avons laissés que quelques-uns. A notre grande surprise, les enfants n’ont pratiquement rien remarqué et ont joué avec les quelques jouets restants car mieux mis en évidence.

Posez-vous la question

Quel exemple donnez-vous à vos enfants si vous même êtes attachés aux choses matériels ? 

Rien ne peut acheter l’amour pour vos enfants et les problèmes familiaux ne peuvent pas être cachés par l’achat excessif de biens. Alors n’hésitez pas à apprendre le contentement à vos enfants.

Qu’en pensez-vous? Dites-le moi dans les commentaires ici en bas: Quel(s) problème(s) ou difficulté(s) rencontrez-vous actuellement ou que vous avez rencontré dans le passé?

A bientôt
Giacomo – DesParentsAuTop

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16 réflexions au sujet de « Trois méthodes à adopter pour ne pas avoir un enfant tyran à la maison »

    1. Salut Yaël, ahahah oui génial! ça serait très comique si on faisait tous comme ça 🙂

  1. Juste une petite remarque.. réticent pas retissant ! J ai,mal aux yeux.

    1. Ups… la bourde, merci beaucoup pour la remarque. C’est corrigé! 🙂

  2. Pour moi c’est trop tard , l’éducation est déjà faite et mal, l’enfant roi est adulte aujourd’hui et c’est une véritable catastrophe…. et c’est bien trop tard!!!!!!

    1. Bonjour Chalal, et merci pour ton commentaire fort poignant. Et si tout était à refaire, que ferais-tu de différent?

  3. Merci pour cet article,je suis en plein mode recherche de solution car mon fils de 4 ans et demi est si capricieux ey bien sûr on se dit que cela vient de nous,de moi la maman. J ai tout essayé punition privation valorisation il récidive.

    1. Merci à toi pour ton commentaire et intérêt pour mon blog! Je vous ai répondu en direct sur ton mail car c’était plus simple pour moi 🙂

  4. Mon fils de 4 ans et demi se considère comme un adulte, il a évolué dans un milieu exclusivement adulte car premier petit fils de la famille et vis à vis de nos amis nous étions aussi les premiers à être parents. Du coup il considère nos amis comme les siens, il répond systématiquement quand on lui dit ou demande quelque chose, à l’école il est encore très axé sur lui même et par conséquent il fait tout pour attirer l’attention sur lui et quand je dis tout…. je ne sais plus quoi faire, je fais pourtant beaucoup de choses avec lui et je l’emmène régulièrement dans des lieux où il peut rencontrer d’autres enfants…

    1. Merci Laetitia pour ton commentaire. Oui certains enfants veulent plus d’attention que d’autres… et ce n’est pas toujours facile. Je ne sais pas ce que tu as déjà pu tester et loin de moi dire ce qu’il faut/faut pas faire car je ne suis qu’un papa… 🙂 mais si peut-être tu fais toujours la même chose, il est vraisemblable que tu obtiennes toujours le même résultat. Pourquoi ne pas complètement changer d’approche? Bien sur, regarde ce qui te correspond le mieux. Peut-être que ignorer sa demande d’attention (toujours dans la bienveillance) serait une façon de faire? Ou bien lui mettre un cadre bien défini (et s’y tenir) “On n’interrompt pas quand deux adultes discutent ensembles, dès que j’ai fini je te promets que je viens vers toi”. Répète lui cette phrase tant qu’il n’a pas compris. Et félicite-le quand il réussit à limiter sa demande d’attention. Le truc? avoir beaucoup de patience! Mais ça tu le sais déjà 🙂 Bonne continuation

  5. Bonjour! Pour ma part, ma fille de 2 ans et demi est très impatiente, elle a du mal à attendre lorsqu’elle demande quelque chose et intolérante à la frustration, des que je lui dit non elle se met à chouiner… j’espère que ce n’est pas le signe quelle pourrait devenir une enfant roi?! Elle déborde d’émotions et j’essaye de l’aider comme je peux à gérer cela! Je me dis aussi quelle est dans la période du “terrible two”?
    Merci pour cet article en tous cas!

    1. Bonjour Audrey! Non ce n’est pas un signe d’un futur enfant roi, ce n’est pas qqchose qui se fait du jour au lendemain, je te rassure. Cet article (enfant roi) peut se résumer ainsi : C’est une erreur de penser que c’est bien de donner aux enfants tout ce qu’ils veulent. Toujours intervenir, réparer et surprotéger ne sont pas forcément des moyens qui permettent d’enseigner les valeurs que l’on souhaite transmettre à l’enfant.
      Les enfants ont du mal avec la patience (c’est une qualité qui doit s’apprendre, ou peut-être c’est nous même qui sommes trop pressé? 🙂 Et ça va de pair avec la frustration… là aussi c’est un aspect que les enfants doivent apprendre depuis leur plus jeune âge. Je ne dis pas qu’il faille faire exprès… mais ils doivent apprendre à faire avec (car la vie c’est aussi ça). On peut leur apprendre à gérer cette frustration par exemple.
      Pour les émotions, c’est une bonne chose de l’aider à gérer cela. Bravo! L’intelligence émotionnel est primordiale de nos jours. Tu peux l’aider en nommant toutes ces émotions. “Je vois que tu es en colère là” “Rhooo tu es triste?” “Whaou quel beau sourire que tu me fais! Tu es heureuse?” Ceci va te permettre de te connecter avec ton enfant, d’établir un lien nécessaire à toute influence positive que tu souhaites avoir sur ton enfant.
      Après c’est vrai que les terribles two n’aident pas trop. Il te faut aussi ta dose de patience 🙂 Bonne continuation!

      1. Merci beaucoup pour votre réponse qui me rassure! 😊 et oui parfois (souvent même?) Nous sommes nous même impatients car toujours trop pressés, nous ne donnons donc pas le meilleur exemple à nos enfants… mais entre la “theorie” (ce que l’on voudrait) et la “pratique” (ce que l’on fait réellement souvent par manque de temps) il y a un fossé… on essaye de faire au mieux mais ce n’est pas toujours evident!
        Pour ce qui est de lui “apprendre la frustration” j’essaye au maximum et surtout la plupart du temps c’est lorsque c’est impossible car dangereux pour elle par exemple, mais j’ai du mal à l’entendre chouiner trop souvent à mon goût, c’est dur pour moi et je pense qu’elle l’a bien compris…!! 😈🤣. J’ai bien compris que j’étais sa figue d’attachement, je prends donc mon mal en patience et je la soutien et l’épaule du mieux que je peux. En tous cas merci pour tous vos conseils et articles qui nous guide bien vers une vision de la parentalité et de l’eductaion qui me semble bien plus juste et adapté!

        1. De rien 🙂 la théorie est là juste pour donner une direction… après c’est à toi (à nous parents) d’adapter selon les enfants, la situations, le temps, etc… et si des fois ça ne marche pas, on essaie autre chose. L’importance c’est de le faire toujours avec bienveillance et fermeté. Bienveillance envers l’enfant. Fermeté (ou respect) envers l’adulte, respect de la situation et respect de l’enfant. C’est là un des piliers de la discipline positive. Ne culpabilise pas si ça ne marche pas toujours comme tu voudrais (c’est pareil chez tout le monde). A bientôt ! Et encore merci pour ton commentaire.

  6. Bonjour, je suis maman solo, récemment divorcé et je vie avec mon garçon de 9 ans qui est très difficile et tyran avec moi… il ne me respecte pas du tout , ne gère pas du tout ses émotions et se met dans des états pas possibles!! Le problème majeur est également que son père voue une haine envers moi car il n’a pas accepté le divorce et ne dit que du mal de moi à notre fils!!! Je ne sais plus quoi faire!! Il va voir une PEDOPSYCHIATRE mais elle même est dépassé et dit que c’est compliqué… elle a parlé de trouble de la personnalité et de paranoïa… puis je avoir de l’aide?? Merci d’avance !!!
    Stephanie

    1. Bonjour Stéphanie, merci pour ton commentaire. Je te donne une réponse qui n’implique que moi car je ne suis pas professionnelle du domaine mais juste un papa qui a créé son blog sur la parentalité. 🙂 Dans la gestion des émotions, il y a plusieurs outils qui peuvent être mis en place. Le premier peut être le Silence. Oui le silence pour mieux écouter (sans vouloir intervenir, raisonner, expliquer). Isabelle Filliozat parle aussi des câlins, pas comme une récompense mais comme un carburant par l’amour qu’il dégage. Tu peux aussi l’aider à nommer le vécu. « Je vois que tes sourcils se froncent » « je vois que tes larmes coulent » et ainsi associer le vécu à l’émotion. Sans apporter de jugement. Essaie aussi d’inviter ton enfant à te parler avec de ton côté des « je t’écoute » « qu’est-ce qui se passe ». Mais sans le forcer, sans utiliser le pourquoi qui est trop direct. Utilise des questions ouvertes « tu veux m’en dire plus ? Qu’est-ce qui te rend triste ? » et l’écouter. A 9 ans, tu peux l’amener à écrire ou dessiner ce qu’il ressent. C’est un bon moyen d’expulser sa colère. Tu peux faire des jeux de rôle où tu joues son rôle et lui le tien. Voilà quelques pistes. Tu peux regarder aussi à la CNV, la communication non violente. Pour les remarques négatives de son papa (j’ai vécu cela aussi…) essaie de le questionner (seulement quand ton enfant te les rapporte) si selon lui c’est juste de dire de telles choses, oui si lui le pense également. Et essayer de raisonner (mais sans te braquer, même si c’est le truc qui peut te mettre hors de toi). Très bonne continuation ! Au plaisir

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