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Capter l'attention de votre enfant pour plus de résultat a l'école

Tu as du mal à mettre ton enfant au travail et ça se termine souvent en crise ?
Tu trouves que ton enfant n’est pas très attentif ?

Il rêve, il n’écoute pas ou comprend de travers. Il a toujours le temps, rien ne presse, mais tu constates que rien n’est jamais fait… ou fait à moitié, et pas terminé.

Tu en finis presque par appréhender le moment des devoirs…

Dans cet article je te propose le regard de deux expertes du domaine, et qui t’aideront à reprendre en main le moment des devoirs !

Aujourd’hui ce sont Marie-Pierre et Guilaine du site « Lythops.fr – Fini la corvée des devoirs » qui me font l’honneur d’écrire un article sur le site DesParentsAuTop. Elles sont expertes en pédagogie et sur tout ce qui tourne autour des “devoirs pour enfants”. Elles ont même un programme spécifique “Fini la corvée des devoirs” qui a déjà aidé des dizaines d’enfants !

Point de départ sur l’attention

Le premier point à connaître c’est que dire à ses enfants « soit attentif enfin ! » ne suffit pas.

Pourquoi ?

Car l’enfant va se répéter « il faut que je sois attentif, il faut que je sois attentif » et toute son attention sera focalisée sur le « il faut que je sois attentif ».

C’est complètement contre-productif.

Être attentif à quelque chose ou à quelqu’un c’est le toucher par au moins l’un de ses cinq sens. Et nos sens sont comme des portes qui s’ouvrent pour laisser entrer en nous ce que nous percevons. Grâce à eux, nous pouvons donner une existence mentale à nos perceptions.

Ainsi, les informations extérieures touchent nos sens et ces mêmes informations, entrent en nous. Nous leur donnons alors une existence mentale, c’est à dire que nous les faisons exister sous forme d’images, de films, de répétitions ou encore autre chose. C’est ce que nous appelons des évocations, c’est-à-dire des représentations qui nous sont personnelles.

La solution pour reprendre le contrôle sur l’attention repose sur l’enseignement de l’attention.

On peut apprendre à devenir attentif car l’attention est un processus. « Il faut apprendre à connaitre son attention, son fonctionnement et ses limites, pour mieux l’apprivoiser et mieux en prendre soin. » comme dit Jean-Philippe Lachaux directeur de recherche à l’Inserm de Lyon et auteur de « Les petites bulles de l’attention ».

L’attention est essentielle à l’apprentissage. Elle sert à faire passer les informations que nous captons dans la mémoire, à retenir ce que nous voyons, entendons et vivons. C’est la base de l’apprentissage. Sans attention, il n’y a pas d’apprentissage possible.

Pour apprendre, il faut fabriquer à partir de ce que l’on entend, voit, ressent une évocation, une représentation de l’information au plus proche de la réalité et contenant un maximum de détails ou d’éléments permettant de retrouver l’information initiale.

Les 3 niveaux de l’attention

L’attention a plusieurs niveaux :

A : Pas de concentration, nos pensées sont ailleurs
>>> On ne perçoit rien

B : Concentration diffuse, dispersée
>>> On voit, on entend, mais on n’évoque pas, on ne construit pas d’images mentales

C : Concentration focalisée, intense
>>> Construction d’images mentales pérennes, début de la mémorisation

Les trois niveaux de l'attention pour atteindre la mémorisation

Rester 55 minutes en concentration intense ?
C’est très difficile voire impossible.

En effet, la moyenne en général est plutôt de 15 à 20 minutes maximum.

Être attentif demande un effort car l’attention, tout comme un élastique, a ses limites.

L'attention est comme un élastique, elle a ses limites.
Pouvez-vous rester en élongation très longtemps ?

C’est en fabriquant des images mentales (évocations sous forme d’images, de films, de répétitions…) que notre cerveau sera occupé et qu’il évitera de vagabonder.

Il existe des moments où l’attention doit être intense, en classe ou à la maison : lorsqu’on écoute ou qu’on lit des consignes ou des explications, au moment des bilans, des synthèses. Quand on lit sa leçon ou son cours avant de l’apprendre, quand on l’apprend et quand on le révise.

Fabriquer des images mentales facilite l’attention

Chaque personne a cependant des préférences de fonctionnement et quelle que soit la perception, c’est-à-dire si l’information arrive par le canal auditif ou par le canal visuel. Chaque personne a l’habitude de fabriquer des images mentales qui lui sont personnelles et qui la rendent performantes.

Les images mentales sont la base pour développer sa mémorisation et sa compréhension. Par exemple, lorsque vous expliquez une notion à plusieurs enfants, certains vont se répéter l’explication, d’autres vont réentendre votre voix, d’autre vont fabriquer une image, un schéma… chacun utilise ses propres habitudes.

Mais attention : fabriquer des images mentales, c’est bien, c’est même essentiel, mais ce n’est pas suffisant.

Nous avons dit que les images mentales sont le socle à partir duquel on peut développer sa mémorisation et sa compréhension.

Alors comment susciter la fabrication de ses images ?
Comment initier le processus sans se prendre la tête avec son enfant, sans s’énerver, sans proposer votre méthode, sans donner des modèles qui risquent de ne pas convenir à votre enfant ?

Bien que tous différents, nous avons une chose commune :
c’est le projet, le projet mental, c’est-à-dire la capacité à anticiper ce que nous ferons de l’information et c’est ce qui fait souvent défaut à nos enfants.

3 étapes pour plus d’attention

En fait, pour être attentif, on observe 3 étapes.

1. La première étape est d’anticiper ce que l’on va pouvoir faire de cette information. Non seulement, les enfants anticipent la réutilisation de ce qu’ils apprennent mais ils gagnent du temps sur leur travail.

2. La deuxième étape consiste à fabriquer une image mentale.

3. La troisième étape est de vérifier que cette image mentale est la plus fidèle possible à la réalité de l’information perçue.

Les parents ont aussi lu cet article :  Comment aider son enfant à surmonter le stress de l'école
Je dois être J’ai le projetPour cela, je fabriqueCommentJe vérifie
ATTENTIFDe faire exister dans ma tête (mentalement)Des évocations (des images mentales)Je fabrique des images, j’enregistre du son, je me fais des commentairesEn faisant des allers-retours entre l’information perçue et ce qui a été mis dans la tête

Alors quand vous vous mettez au travail avec votre enfant :

Proposez-lui d’avoir pour projet de stocker des informations dans le but de les mémoriser, les réutiliser, les restituer lors de la prochaine séance de travail.

Votre travail à tous les deux sera simplifié !

La mise en pratique

Pour tout ce qui a trait aux apprentissages scolaires nous vous conseillons d’utiliser le cahier de réactivation.

Le cahier de réactivation

Le cahier de réactivation peut être aussi bien un cahier, qu’un classeur dans lequel on rassemble des pages mais on peut choisir un carnet, pas trop petit quand même.

Laissez votre enfant choisir.

Ce support, quel qu’il soit, lui servira pour faire le point sur ses connaissances.
Il sera utilisé comme aide pour réactiver ses connaissances, c’est-à-dire les faire revenir à sa pensée et constater qu’il les a bien stockés.

Le point de situation sur un sujet ou sur un cours ne doit pas prendre beaucoup de temps mais a pour but de vraiment ancrer les connaissances. Et de se rendre compte qu’en fait, quand on a le projet d’être attentif en classe, l’ancrage est beaucoup plus efficace.

Si au début d’un apprentissage, votre enfant a pour projet de stocker des informations dans le but de les mémoriser et de les réutiliser, son travail sera simplifié.

L’objectif de ce travail d’évocation est :

  • Que votre enfant connaisse son cours à la fin de l’apprentissage,
  • Qu’il puisse vérifier ce qu’il sait afin de savoir ce qu’il doit apprendre,
  • Qu’il prenne conscience qu’il sait des choses.

Pour être efficace, le travail du cahier de réactivation doit être fait régulièrement, c’est un travail personnel, sans document (livre, cahier) et il ne doit pas durer longtemps.

La méthodologie

Première étape

Votre enfant choisit la leçon, le cours pour lequel il va faire ce travail dans son cahier de réactivation. Si cela lui parait difficile il peut essayer au début de choisir une leçon ou une matière qu’il aime bien.

Le plus important, c’est qu’au début de l’enseignement, votre enfant doit penser à ce travail du soir où il devra convoquer et retrouver les souvenirs de ce qu’il a appris dans la journée.

Deuxième étape

A la fin de la journée, il devra prendre 5 à 10 minutes pour rassembler ses souvenirs fabriqués pendant le cours qu’il a choisi SANS ECRIRE et SANS OUVRIR SES CAHIERS OU SES LIVRES.

Il doit se poser la question : « Que reste-t-il dans ma tête de cette leçon, de ce cours ? ».
Cette question lui permet de convoquer et accueillir les souvenirs de son cours.

Puis, il devra noter dans son cahier ou sur une feuille tout ce qu’il a retrouvé sous la forme qui lui convient, cela va dépendre en fait de l’âge de votre enfant.

Laissez-le choisir comment il veut procéder. C’est un moment à lui, un face à face avec les connaissances qu’il a pu engranger durant le cours choisi.

Troisième étape

Une fois ce travail effectué, votre enfant devra vérifier si ce qu’il a écrit est juste et correspond à la leçon, au cours, à l’aide de son livre ou cahier de cours.

– Si toutes les idées de la leçon, du cours y sont, c’est qu’il connait son cours.
– S’il a fait une erreur, il doit la corriger avec un stylo rouge.
– S’il a oublié des notions importantes, il doit les rajouter avec un stylo vert.

Au final, qu’est-ce qu’il lui reste à apprendre ?
Tout ce qui a été rajouté ou corrigé.

Le but de cet exercice est d’arriver à ce qu’il n’y ait “ni vert ni rouge” et quand on y sera arrivé, alors on aura amélioré son attention.

Quatrième étape

La veille de chaque cours, demandez-lui de prendre 5 à 10 minute pour faire remonter les souvenirs de la séance précédente.
Faites-le noter dans le cahier de réactivation et procédez comme dans la troisième étape.
Il renforcera ses apprentissages et gagnera du temps dans ses révisions.

La tenue d’un cahier de réactivation permet de se rendre compte de ce que l’on sait déjà et d’apprécier la force de nos souvenirs.

Par ailleurs, cet exercice régulier permet d’observer les erreurs habituelles, c’est-à-dire, les oublis systématiques de schémas, ou bien de définitions, les erreurs sur les verbes, etc.

En conclusion

Faites preuve d’imagination ! Innovez !
Et n’oubliez pas que la connaissance n’est pas que dans les livres, elle est surtout autour de nous.

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Marie-Pierre & Guilaine

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